Plaine Images La French Tech Blanchemaille I love Roubaix Pôle Régional Numérique (PRN) Campus des métiers et des qualifications Image numérique et industries créatives

La filière nordiste du dessin animé en quête de visibilité

2091552426_B971169053Z.1_20131011160713_000_G5R1A468L.3-0

Près de 15 % de la production française de dessins animés est réalisée dans notre région. Studios de création, écoles de formations, boîtes de production, la filière, qui fait vivre 500 personnes en région et s’est regroupée au sein de l’association Noranim, cherche à mieux se faire connaître.

2091552426_B971169053Z.1_20131011160713_000_G5R1A468L.3-0

Casper le fantôme, Garfield, Les Mystérieuses Cités d’or… Toutes ces séries qui font la joie des petits (et des grands) sur nos écrans de télévision ont été en partie réalisées, sonorisées ou modélisées dans notre région.

On se focalise souvent sur les tournages de films de fiction qui se tournent dans la région. La filière animation, elle, est plus discrète, mais fait pourtant travailler plus de monde.

« C’est même le premier employeur audiovisuel de la région, avec près de 500 salariés, 10 % de la masse salariale de la filière en France » explique Frédéric Puech, président de Noranim, l’association professionnelle qui rassemble les producteurs de films d’animation de la région, les studios de films d’animation et les structures régionales œuvrant pour la promotion de cet art. En tout 21 membres.

« Le dessin animé, c’est le genre qui s’exporte le plus dans le monde. La France, avec près de 12 longs-métrages réalisés l’an passé est même le troisième pôle de production mondial. Dans la région, nous avons produit 320 heures de programmes TV l’an passée et participé à 5 longs-métrages. L’animation est une vraie filière industrielle qui mérite d’être plus reconnue et soutenue. La réalisation d’un long-métrage, c’est du travail pour 200 personnes pendant deux ans ».

Dans 90 pays

Frédéric Puech est également le patron de Planet Nemo, basée à Euratechnologies, une boîte de production créée en 2004 qui commercialise plus de 350 heures de séries, dont Groove High pour Disney Channel et C’est quoi l’idée, série éducative réalisée pour la BBC et vendue dans plus de 90 pays, dont la Chine.

Mais il y a aussi le Studio Redfrog à Lille, qui a réalisé toutes les modélisations de la série Garfield. Ou encore le studio de création graphique Tchack qui va travailler sur le prochain long-métrage de Jacques Tardi, Un monde truqué. Sans oublier Ankama, à la Plaine Images de Tourcoing, le pionnier, qui, avec Dofus et Wakfu a fait le tour du monde. Les équipes animation d’Ankama font travailler à elles seules près de 250 personnes.

Tout un écosystème

« Nous avons la chance d’avoir tout un écosystème vertueux, estime Frédéric Puech. Celui-ci est né avec les débuts du web. Nous avons les écoles les plus prestigieuses, comme Sup Infocom à Valenciennes, le Pôle 3D à Roubaix. Ankama a débuté dans le web et s’est tourné également vers l’animation, faisant venir pleins de monde. Puis il y a eu la création d’Euratechnologies à Lille, de la Plaine Images, véritables viviers de talents ». La communauté régionale de l’image (du cinéma au jeu vidéo) bénéficie également du soutien de Pictanovo (réunion du Crrav et du Pôle Images). Avec Noranim, l’image animée s’est aussi fédérée : « Se regrouper, c’est donner de la visibilité à une filière constituée de beaucoup de petites structures, estime Dilitri Dassonneville, de Butterfly Animation. On peut ainsi répondre ensemble à de plus gros projets ». À quand un long-métrage d’animation entièrement made in Nord – Pas-de-Calais ?

 Suite et source de l’article